Jour 4: des conférenciers de feu!

par Charles Brunet — 24 septembre 2015

  • Mgr Lacroix nous a parlé de la vocation à l'amour à travers le célibat.

  • Pause pour prier à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul

  • Un aperçu de l'immense salle de conférence.

Nous voici déjà à notre quatrième journée de pèlerinage. Je dois avouer qu'on commence à trouver nos repères, tant dans la ville que dans le centre de congrès. Il faut dire qu'il est probablement difficile de se faire une idée de la grandeur du centre des congrès, si on n'y met pas les pieds. Aux États-Unis, on compte souvent les distances au cœur des grandes villes en blocs, qu'on pourrait traduire en français par pâté de maisons. Un bloc, c'est un carré d'immeubles, séparé par des artères principales. Le centre de congrès est en forme de « L », et fait trois blocs de long, puis au bout, deux blocs dans l'autre direction. Au rez-de-chaussé, il y a donc des rues qui traversent le centre de congrès. Au second étage, une immense salle, contenant probablement de 15000 à 20000 chaises, sert pour la messe le matin et les conférences en plénière. Puis une autre salle, probablement aussi grande que la première, contient les kiosques de centaines d'exposants, qui vendent des produits ou présentent des programmes. Enfin, un peu partout, des salles de diverses grandeurs accueillent les autres conférences, lors des sessions en plus petits groupes. Il y a aussi une salle où le saint sacrement est exposé, des endroits pour la confessions, des endroits pour se restaurer, des kiosques pour vendre les produits officiels du congrès, etc.

Les session aujourd'hui étaient percutantes. Ce matin, un couple mexicain nous montrait comment la science nous apprend que l'homme et la femme sont fondamentalement différents, non seulement dans leur physiologie, non seulement dans leurs chromosomes, mais jusque dans le développement du cerveau. De cette différence naît une complémentarité. C'est une femme que Dieu a donné à l'homme, pour ne pas qu'il soit seul. Et la sexualité, qui est le fruit de l'attraction entre l'homme et la femme, est bien plus qu'un instinct, c'est bien plus que le sexe, c'est l'expression de l'Amour ! Les familles sont appelées à être des Apôtres, qui témoignent de l'unité et de l'amour.

Mgr Lacroix nous a commencé sa conférence en disant : « on avait annoncé une conférence en français. Mais je le la donnerai pas en français, je la donnerai en québécois ! » Et un évêque africain derrière moi qui demande à son confrère : « qu'est-ce qu'il vient de dire ? » Ce fut un exposé en toute simplicité, rempli du témoignage personnel de Mgr, et remplis de la Parole de Dieu. Mais le plus touchant fut probablement les réponses qu'il donna spontanément aux questions qui lui furent posées.

En après-midi, un cardinal de Philippines nous a parlé avec un grand dynamisme, et avec beaucoup d'humour. Il venait nous dire que ce n'est pas grave d'être blessés ; nous le somme tous. L'Église est la maison des cœurs blessés. Mais la bonne nouvelle, c'est que Jésus peut nous guérir, lui qui est blessé, lui qui porte les marques de la croix.

Enfin, nous somme allé entendre Christopher West nous parler de la théologie du corps. J'avais souvent entendu parler de cet homme, mais c'était la première fois que j'avais l'occasion de l'entendre de vive voix. C'était impressionnant ! Il donne vraiment le goût d'exploiter tout le potentiel qui nous habite, pour le diriger vers l'infini dont notre cœur a soif, comme une fusée pointée vers le Ciel ! Et pour nous le dire, il n'hésitait pas à courir d'un bout à l'autre de la salle, et même à grimper sur les tables !

Demain matin, c'est déjà la fin du congrès. Puis ce sera les préparatifs pour la visite du pape. Déjà, on voit la ville se préparer, avec les écrans géants qui s'installent, les barrière de sécurité qui se préparent, des palettes entières de bouteilles d'eau disposées un peu partout, et tous les détails qui sont prévus pour assurer la sécurité du pape et de la foule.