Jour 3: au cœur du congrès

par Charles Brunet — 23 septembre 2015

  • Le foulard rouge et blanc identifie les membres de notre délégation.

  • Dr Yves Semen: La société peut-elle exister sans la famille?

Notre troisième jour de pèlerinage se termine. Nous voici plongés dans le cœur du congrès. L'avant-midi et l'après-midi sont bâtis sur le même schéma : une session plénière, puis un choix de conférences, selon la préférence (ou la langue) de chacun. Il serait difficile de tout résumer ce qui a été dit, mais ce qui est certain, c'est que tous on été touché par une parole ou par une autre. Quelle chance, pour des familles comme les nôtres, d'entendre parler de réalités qui nous rejoignent concrètement. Par exemple, après avoir entendu un conférencier décrire de quelle manière il bénissait ses enfants, une pèlerine partageait : « Je ne bénirai plus jamais mes enfants de la même manière. »

La première conférence était donnée par le cardinal Robert Sarah : « La lumière de la famille dans un monde obscur. » On ne peut nier les ténèbres qui habitent notre monde, mais la bonne nouvelle, c'est que la lumière a vaincu les ténèbres. Dans les familles, l'amour de Dieu est cette lumière qui vainc les ténèbres. Les familles doivent témoigner que l'amour est possible; elles doivent rendre visible l'amour de Dieu. C'est à travers nos relations que dans la famille on apprend à devenir à l'image de Dieu. Dieu n'est pas surpassé par le mal; il surpasse le mal par le bien.

À travers les conférences, des thèmes reviennent : l'homme créé à l'image de Dieu, la miséricorde qui est la forme suprême de l'amour, l'appel à être prêtre, prophète, et roi, la place de la famille dans la société et dans le plan de Dieu. On sent que l'Esprit Saint souffle, car c'est ce même Esprit qui est présent dans chaque catéchèse qui est donnée.

C'est impressionnant toutes les rencontres qui sont faites. Tout au long de la journée, on a croisé des personnes des quatre coins de notre province, alors qu'on ne savait même pas qu'elles étaient au congrès. On a retrouvé des gens qu'on n'avait pas vu depuis des années, alors qu'ils habitent tout près de chez nous. Mais c'est aussi des rencontres avec des gens qu'on ne connaît pas, mais avec qui on a en commun notre foi en Jésus Christ. C'est magnifique de voir la ville de Philadelphie se préparer à accueillir le pape, et se laisser transfigurer. Car déjà, on sent qu'une joie s'installe, que les gens d'ici se laissent contagier par la présence des pèlerins.

Cette aspect universel de l'Église, qu'on peut vivre au sein du congrès, on le vit également, à plus petite échelle, au sein même du groupe de notre autobus. Car les 50 pèlerins que nous sommes proviennent de diocèses, de communautés, de spiritualités, et même de générations différentes. Et c'est merveilleux de réaliser qu'on vit ensemble ce moment fort d'Église.

Encore une fois, nous nous couchons fatigués, mais le cœur remplis. On se retrouve demain pour la suite des événements! Et désolé pour le message d'hier qui avait été coupé; il devrait maintenant être dans son intégralité.